Ces bigoudis vintage que l’on retrouve aujourd’hui : à quoi servaient-ils vraiment ?

En ouvrant une vieille boîte de coiffure ou en chinant dans une brocante, il n’est pas rare de tomber sur ces étranges petits cylindres en plastique perforé, souvent bleus ou verts, munis d’un clip intégré.

Pour beaucoup, ils intriguent. Pour d’autres, ils réveillent un souvenir précis.

Mais à quoi servaient réellement ces bigoudis vintage que l’on retrouve encore aujourd’hui ?

Des bigoudis emblématiques des années 60 à 80

Ces bigoudis en plastique rigide ont été massivement utilisés entre les années 1960 et 1980, aussi bien à domicile que dans les salons de coiffure.

À une époque où les appareils chauffants étaient rares, coûteux ou agressifs pour les cheveux, ces accessoires représentaient une solution simple, durable et efficace pour se coiffer.

Leur design est très reconnaissable :

– un cylindre perforé, pour laisser passer l’air,

– un clip articulé intégré, évitant l’usage d’épingles,

– une forme allongée, idéale pour créer des boucles nettes ou donner du volume.

Comment fonctionnaient-ils ?

Le principe était simple. Les cheveux, légèrement humides, étaient enroulés autour du bigoudi, puis maintenus grâce au clip.

Le séchage se faisait ensuite à l’air libre ou sous un casque chauffant.

Les trous permettaient à l’air de circuler, ce qui favorisait un séchage plus homogène.

Résultat : des boucles bien définies, une tenue durable et surtout aucune chaleur directe, donc moins de dégâts pour la fibre capillaire.

Pourquoi ont-ils disparu… puis réapparu ?

Avec l’arrivée des fers à friser électriques, des lisseurs et des appareils multifonctions, ces bigoudis ont peu à peu été délaissés.

Plus rapides, plus pratiques sur le moment, les outils chauffants ont pris le dessus.

Mais aujourd’hui, ces bigoudis vintage connaissent un véritable regain d’intérêt. En cause :

– le retour des coiffures rétro,

– la recherche de méthodes sans chaleur,

– une prise de conscience autour de la santé des cheveux,

– et une certaine nostalgie des objets durables et simples.

Un objet ancien, mais toujours utile

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces bigoudis ne sont pas obsolètes. Ils restent parfaitement efficaces, notamment pour :

– préserver les cheveux fragiles,

– obtenir des boucles naturelles,

– éviter la casse liée à la chaleur,

– adopter une routine coiffure plus douce.

On les retrouve aujourd’hui dans les brocantes, les vide-greniers, les anciens salons de coiffure, ou même transmis de génération en génération.